Collégiale Sainte-Begge (Andenne)

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Une histoire de poule et de ses sept poussins

Aux environs de l’an 700, le duc Pépin de Herstal, le père de Charles Martel, chassait le gibier le long de la Meuse quand, près d’une fontaine, ses chiens semblèrent tétanisés et n’avancèrent plus d’un millimètre. Pourtant, face à eux il y avait une poule, une banale poule, dont ils n’osaient pas s’approcher. En fait, le gallinacé protégeait de ses ailes ses sept poussins. Qui sait si la notion de « mère poule », celle d’une maman qui entoure ses enfants avec beaucoup d’attention, ne découle pas de cette scène du VIIIe siècle ? La scène émut le duc.
Il décida, alors, de faire du lieu un endroit sacré et demanda à sa mère, la duchesse Begge — parente de Charlemagne et sœur de sainte Gertrude —, d’y élever un monastère. Elle avait visité Rome et ses sept basiliques, et accepta la proposition de son fils. Est-ce la raison pour laquelle elle fit construire sept chapelles ou églises côte à côte, alors que la poule et les sept poussins devenaient les attributs de la duchesse, qui, finalement, sera canonisée ? À l’intérieur de la collégiale, un tableau représente la poule et les sept poussins aux pieds de Begge…

Ici, pas de chiens !

La collégiale d’Andenne, achevée en 1773, porte une étrange dédicace : « Les chiens hors de la maison de Dieu. » Mise en demeure à l’égard de tout propriétaire d’un chien ? Rapport avec la légende des chiens de Pépin ? Dérision ? Message « secret » ? L’énigme perdure ! À l’intérieur de l’édifice sacré, le tombeau gothique (XIVe siècle) est surélevé et permettait un rituel surprenant : des hernieux et des bègues se glissaient péniblement à trois reprises sous la dalle en quête d’une guérison miraculeuse.
« C’est pour mettre fin à cette pratique que le tombeau a été inséré dans un enclos entouré de balustrades », me précisa une Andennaise.

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