La Maison des Apôtres (Bilzen)

D’autres lieux…

La malédiction des Teutons

Mais, revenons-en aux Teutons d’Alden Biesen. Outre le château, l’avant-corps de logis et ses dépendances, les cours intérieure et extérieure, la galerie avec ses colonnes toscanes qui jouxte l’église, de splendides jardins, c’est la « Maison d’apôtre » qui a attiré mon attention. Située à l’est et au fin fond de l’archicommanderie, cette construction comporte trois étages et servait à surveiller les allées et venues des hôtes et des gens de passage. Naguère, sept allées convergeaient vers cette construction.

Il en resta six :

  • l’allée des châtaigniers : cet arbre est le symbole de la prévoyance, son fruit servant de nourriture en hiver ;
  • des noyers : dans la mythologie grecque, le noyer était associé au don de prophétie ;
  • des peupliers : cet arbre symbolise le temps passé ;
  • des ormes : autre arbre prophétique ;
  • des chênes : arbre sacré qui serait investi des privilèges de la divinité ;
  • des tilleuls : arbre aux vertus bénéfiques (adoucissantes) pour les hommes.

La clef de voûte dans l’arcade de cette « Maison d’apôtre » montre le visage barbu d’un vieil homme, explique la littérature officielle. On dit, aussi, que la signification symbolique de cette figure n’est pas officiellement décelée. Une explication m’a cependant été fournie et je vous la livre, pareille à une légende qui fleurit par-ci par-là…

Ainsi, à l’instar des Pharaons qui imaginèrent un système de défense basé sur des ondes nocives afin de protéger leurs sépultures, temples et palais, des pilleurs et vandales, les Templiers utilisèrent également certains artifices pour déjouer les mauvais sorts, éloigner les curieux et les gens mal intentionnés. La littérature fourmille d’exemples de personnes qui ont tenté de percer les secrets des Pharaons, puis des Templiers, et qui ont été atteintes de maux divers, certaines décédant même dans d’atroces souffrances inexpliquées. Inexpliquées ? C’est à voir…

Effectivement, tous ceux qui profanaient les sépultures des pharaons ont été inexorablement foudroyés. À ce sujet, on évoque encore « la malédiction des pharaons ». Un exemple bien précis est même fourni par les personnes qui ont visité (« violé », disent certains) la tombe de Toutankhamon et qui, à l’exception de Carter Howard, le chef de cette expédition égyptologique, ont été gravement malades ou ont subi une mort tragique. Pourquoi Carter Howard ? Il aurait été le seul à porter une bague dite « atlante » considérée comme un merveilleux dispositif anti-ondes nocives, ondes présentes au cœur du sanctuaire sacré, affirme-t-on. Les sceptiques ont longtemps ricané et combattu cette notion de bombardement d’ondes nocives. Ils avaient tort, comme le démontrèrent, en 1992, des scientifiques américains qui, dans un rapport circonstancié, évoquèrent le fait qu’une radioactivité avait effectivement été libérée par une substance inconnue qui était utilisée lors de la momification des pharaons.

D’après le spécialiste Roger de Lafforest, cette bague avait été fabriquée en grès d’Assouan et provenait de la tombe d’un prêtre située dans la vallée des Rois. Des figures géométriques y étaient gravées (trois droites, six pointes, deux triangles isocèles) selon un ordre ésotérique (protection, guérison, intuition).

L’ancienne animatrice de télévision Danièle Gilbert eut quelques démêlés judiciaires (accusations d’escroquerie, d’abus de confiance, de publicité mensongère) pour avoir associé son nom à la commercialisation d’un modèle en laiton de ce type de bague, dite atlante ou de Rê.

Templiers et Teutons étaient également étroitement liés, mais pour d’autres motifs. Les premiers pour être les gardiens du Graal, prétend une légende tenace, les seconds afin de protéger la vénérable relique qu’est la Sainte Lance. Les premiers partagèrent avec les seconds certains secrets, dont le moyen de se débarrasser en douceur de visiteurs indésirables qu’ils devaient, pourtant, en bons chrétiens, accueillir en leurs murs.

Affublé d’un matériel sophistiqué de détection des ondes et sur base d’analyses en laboratoire, un ingénieur m’assura que le sous-sol où fut érigée la « Maison d’apôtre » est pathogène (il s’agit des fameux réseaux ou nœuds Hartmann, zones de perturbations telluriques) et que cela était connu des Teutons. Un endroit nocif, donc, qui ne permettait qu’un séjour relativement court aux visiteurs indésirables, car, souffrant de maux de ventre, d’éruptions cutanées, de vomissements…, ils quittaient les lieux et poursuivaient leur chemin.

Les hôtes bienvenus, eux, étaient dirigés vers des chambres plus accueillantes de l’archicommanderie, précise-t-on encore. Cette explication donnée, mon interlocuteur me spécifia finalement que le vieillard sculpté dans l’arcade ressemble plutôt à un « monstre », une sorte de Baphomet, qui semble prévenir le visiteur du danger qu’il y a à résider en pareil endroit maléfique.

Pourquoi ce monstre ?

L’intensité et la puissance des rayonnements bénéfiques ou nocifs relevés sur son appareil de mesure, le géodynamètre, échelonné de — 20 (zone particulièrement pathogène) à + 35 (lieu sacré), montrèrent une oscillation aux environs de — 10, soit une zone perturbée risquant d’engendrer des maladies.

Les bâtisseurs-initiés avaient le pouvoir de capter puis de canaliser les énergies cosmotelluriques. Dans nos contrées, des cathédrales et d’autres constructions sacrées comme différentes églises romanes, des temples, des abbayes…, sont le reflet de cette volonté. Les vibrations qui s’y dégagent à travers les vitraux, les pierres, la musique, l’ambiance, les odeurs (encens), jouent un rôle non négligeable sur notre physique et notre psychisme. Cependant, il y a lieu de visiter ces lieux avec respect, selon un rite établi (la circumambulation dans un labyrinthe, par exemple), en passant à des endroits bien précis, et en s’y arrêtant le temps nécessaire.

Ainsi, des scientifiques américains qui visitaient la cathédrale de Chartres (un édifice financé par les Templiers) en sont ressortis malades (nausées) ou la peau abîmée par des brûlures : ils avaient parcouru les principaux endroits « forts » de ce chef-d’œuvre du Moyen Âge en y restant trop longtemps. La crypte, le puits sacré, le labyrinthe, Notre-Dame de la Belle-Verrière…, avaient eu raison de leur résistance physique parce qu’ils n’avaient pas dosé leur pérégrination. Ces lieux aux influences positives s’étaient donc transformés en lieux d’influences négatives. Ce même phénomène est constaté au sujet des mégalithes, plus spécifiquement auprès des menhirs où la concentration d’énergie est maximale au sommet. Pas question, donc, de dépasser les cinq à dix minutes de temps de régénération, si l’on n’y est pas préparé.

À la « Maison d’apôtre » d’Alden Biesen, les invités « indésirables » ont fait les frais d’une trop longue exposition sur un terrain fort perturbé… Après la célèbre malédiction des Pharaons et celle des Templiers qui firent le bonheur de tant d’écrivains, celle des Teutons est peut-être entrée dans la légende depuis ce charmant et bucolique coin du Limbourg.

Centre de Congrès international, hébergement, restauration, attraction touristique, expositions thématiques, aménagement du jardin à l’anglaise, festival international du conte, concerts, manifestations diverses (tel le week-end écossais en 2016)…, si ce « Château de l’Europe » vous plonge dans l’Histoire, la présente rubrique vous permet, aussi, d’en saisir quelques mystères…

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